Je trouve que nous vivons vraiment une époque formidable… Pour empêcher les SDF de s’asseoir ou se coucher, un certain nombre de dispositifs ont été mis en place dans les villes, sans doute à l’initiative des commerçants et municipalités. Une nouvelle étape franchie dans la chasse aux « indésirables ».

Sans nier la nuisance que peut représenter une bande de marginaux, souvent bien avinés dès le matin, vautrés au bord ou en plein milieu du trottoir (j’en ai croisé un groupe tous les jours pendant 4 ans, en allant et en revenant du boulot, je sais de quoi je parle…), je ne peux pas m’empêcher de trouver l’idée assez dérangeante : « Ce sont des nuisibles ? Traitons les comme tels : chassons-les ! S’ils reviennent ? Empêchons-les de s’installer ! Rendons l’endroit désagréable, inhospitalier, hostile. »

Que vous évoquent ces éléments d’urbanisme inesthétiques et coûteux ? Pour ma part, une question d’une grande profondeur métaphysique me taraude l’esprit : à quoi servent de telles bordures si ce n’est pour s’assoir dessus, afin de manger un morceau, refaire ses lacets, lire un plan du quartier ?…

Et si l’on revient à la phrase fictive ci-dessus (juste avant les images), on y trouvera une analogie certaine avec la chasse aux PIGEONS.

En effet, depuis longtemps, on utilise les mêmes dispositifs pour empêcher les pigeons de se poser sur les bordures des fenêtres, des toits, des monuments.

Voici donc quelques BREVETS ANTI-PIGEONS :

  • FR2618301 (1987) : device for preventing birds, in particular pigeons, from landing on a surface.

  • EP0328866 (1988) : process and apparatus for expelling pigeons, with conducting wires supplied by high-voltage pulse generator

  • FR2730383 (1995) : device to prevent birds, e.g. pigeons, from coming to rest on surfaces, e.g. window sills

  • FR2754978 (1996) : barrette d’électro répulsion anti-pigeon

  • DE19853220 (1998) : method for resettling pigeons involves trapping pigeons by bait into containers and transporting them to distant pigeon centres away from town centres and buildings

  • FR2802388 (1999) : bird proofing device, for instance for pigeons on a surface, with metallic rods

  • DE10003353 (2000) : deflection device for birds with bend metal pins

  • FR2803547 (2000) : anti-pigeon barrier for buildings has adhesive strip with projections on upper surface to prevent access to pigeons

  • US6508204 (2002) : method and apparatus for dispersing pigeons, with a light beam normal to a pigeon’s eye, strikes the eye, causes the pigeon discomfort and makes it fly away from the building structure.

  • DE20221442 (2002) : device to be used for preventing pigeons from perching or nest building in particular areas

  • FR2874634 (2004) : panneaux inclinés anti-pigeons pour rebords de murs de façades

Autres brevets du même genre :

  • US2308893 (1940) : antilanding device for pigeons and other birds
  • DE3636201 (1986) : scaring device for birds, in particular pigeons
  • DE3820836 (1988) : scaring device for pigeons
  • DE3812103 (1988) : means for protecting against pigeons and birds on buildings
  • EP0450258 (1990) : electrical system adapted to keep pigeons away from buildings
  • US5255896 (1991) : electrified fence for chasing pigeons away
  • US5209032 (1991) : assembly for preventing pigeons from entering the space between a pair of adjacent I-beams of a bridge
  • CS9103593 (1991) : device for the protection of exposed places from birds accession, particularly of pigeons and turtle-doves
  • DE4300154 (1993) : protection against pigeons and other birds
  • PT101534 (1994) : electrical pulse system for determining pigeons from building
  • DE19510936 (1995) : method of reducing or eliminating wild pigeons in defined quarter
  • CZ5115 (1996) : device for protecting building objects from pigeons and pigeons-like birds
  • DE10110306 (2001) : method, for discouraging pigeons from settling on buildings, has a pair of wires in close proximity which are subjected to a rising electrical pulse
  • DE10214770 (2002) : protection device for preventing pigeons from nesting and sitting in roof areas has a base plate provided with connecting springs clips and welded to isolators at right angles from a molded surface
  • DE10214289 (2002) : A method for protecting rain water gutters from pigeons has an electrical conductor having insulated hangings for the gutter.
  • DE202004013641 (2004) : system for preventing pigeons from perching on pipes or cables comprises oval, elliptical or triangular sleeve which fits around them and which has flexible spikes mounted on it
  • DE202005001301 (2005) : wire barrier for roof eaves and gutter of building has wire bent into two loops side-by-side and straight ends standing up vertically or at angle to repel pigeons

Avec les « transferts de technologie » des pigeons aux humains, cela nous amène donc logiquement aux… BREVETS ANTI-SDF

En réalité un seul semble avoir été déposé au Japon, revendiquant clairement l’action anti-SDF. Mais d’autres existent sans doute, car nous vivons vraiment une époque formidable…

  • JP2005237182 (2004) : METHOD OF ELIMINATING HOMELESS PEOPLE AND ILLEGALLY-PARKED BICYCLE AND MOTORBIKE

Sources :

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Publié par : Fabien Thollot | 26 novembre, 2009

Evolution des canaux Marketing en 1 image

Voici une belle trouvaille, une création de Dream System Media relayée par Accessoweb :

A Look At The History Of Marketing Channels

Les pro-Hadopi et anti-Hadopi se livrent à une guerre informationnelle en règle depuis des mois…
La loi a été adoptée sous sa forme Hadopi2 (votée au Sénat le 8 juillet 2009, à l’Assemblée Nationale le 15 septembre), mais plusieurs points sont toujours sujets à controverse :

  • faiblesse de l’adresse IP en tant que preuve
  • sanction appliquée au propriétaire de la ligne et non au téléchargeur
  • procédure accélérée
  • technologie streaming

Dernièrement un rebondissement amusant a agité la toile (voir Rue89) : Jaimelesartistes.fr, le site vantant les bienfaits de la loi Hadopi, est passé sous le contrôle des anti-Hadopi. Le ministère de la Culture et son agence n’ont pas payé les 15 euros nécessaires pour renouveler le nom de domaine. Du coup la page d’accueil a changé :

Avec un petit bonus : les repreneurs du site ont décidé de rediriger toutes les connexions provenant du « ministère de la propagande et du lobbying » vers une page moqueuse :

« Bonjour, petit soldat du ministère !
Votre adresse IP a été bloquée,
veuillez en fabriquer une autre. »

Le blocage des adresses IP ? Ironiquement, c’est justement la principale mesure anti-piratage prévue par la loi Hadopi.

Publié par : Fabien Thollot | 26 octobre, 2009

Futurs environnements de travail – immersion

Une petite collection de vidéos sur le sujet, qui sont un aperçu de ce que nous réserve (peut-être, sous une forme ou une autre ?) le futur.

Wiimote + MacBook Pro + Dome immersif – 2007

Microsoft Surface Demo – Tabletop Technology – 2007

Tram Media – Ecran interactif – 2008

Interface tactile Mobidium – 2008

ASII c’est déjà demain – 2009

Interface tactile – 2009

Voir également ces quelques brevets :

  • US2008206720Immersive video projection system and associated video image rendering system for a virtual reality simulator

  • US2007000374 – Free-space human interface for interactive music, full-body musical instrument, and immersive media controller

  • US2006119572 – Movable audio/video communication interface system

  • JP2008176779 – Tactile feedback man-machine interface device

  • US7245292 – Apparatus and method for incorporating tactile control and tactile feedback into a human-machine interface

Publié par : Fabien Thollot | 20 octobre, 2009

Brevets airbags étranges…

Consommateurs, fabricants et autorités, tout le monde tombe d’accord : la sécurité automobile est un domaine essentiel pour l’innovation.
Il représente par exemple 35% des dépôts de brevets automobile en France en 2008.

Voir notamment la dernière étude de l’INPI sur le sujet, intitulée « L’amélioration de la sécurité, un défi constant pour l’industrie automobile ».

Mais le présent article a surtout pour objectif de présenter quelques curiosités, des brevets remarqués lors d’une recherche dans le domaine technique des « dispositifs de sécurité avant ».

Ainsi certains appareils étranges semblent faire l’objet de brevets…

  • Le système piston/tampon qui broie le torse

US4023643 – Deceleration-responsive passenger-restraining device for motor vehicles – 1977

  • L’airbag accordéon qui casse les jambes

US2004007856 – Expandable rigid knee airbag system – 2004

airbag_jambe

  • Le coussin de sécu intégral multicouches

US3843155 – Motor vehicles incorporating means for protecting the occupants in the event of collision accidents – 1974

coussin_integral

  • La voiture flexible avec filet de sécurité qui… prend la tête

DE3739011 – A passenger vehicle designed as a safety vehicle with safety nets and the steering wheel and front-passenger’s box in each case mounted in a flexible manner
filet

  • L’airbag avec des balles… et une belle banane sur le toit

US3309109 – Protective device – 1965

airbag_balls

  • Le pare-chocs « Mad Max » qui évite de passer sous les camions

US4946002 – Hood bumper protector – 1990

madmax1madmax2

Bien entendu, la plupart de ces demandes de brevets datent d’il y a un certain temps, avant la mise en oeuvre des systèmes à coussin gonflable connus aujourd’hui. Mais les idées ne manquaient pas 🙂

Publié par : Fabien Thollot | 12 octobre, 2009

Mickey et Marvel se marrient ^_^

Pour 4 milliards de dollars, Disney s’offre Marvel Comics, permettant à l’empire créé par Walt Disney d’étendre ses droits de propriété intellectuelle sur plus de 5000 nouveaux personnages (dont de nombreux personnages emblématiques, connus et appréciés dans le monde entier).

Lu sur ecrans.fr :
Cette fusion-acquisition est le mariage de deux usines à mythes. Avec ce rachat, le monopole de Disney sur les créatures mythologiques modernes, qui accompagnent le consommateur global de la petite enfance à l’âge adulte, devient presque ­parfait. Dans ce registre, on ne voit que Harry ­Potter ou la galaxie Tolkien (le Seigneur des anneaux) qui échappent encore à l’empire Mickey. Ainsi que ­Superman et Batman, dans l’escarcelle de Time Warner.
Industriellement, pourtant, l’affaire tombe sous le sens, au point d’y voir The Ultimate Alliance, selon le titre d’un épisode du jeu Spider-Man. Le vivier de personnages et de fictions sur lequel Disney vient de faire main basse a de quoi nourrir ses activités pour le siècle qui vient. Aussi bien dans l’adaptation classique, au cinéma et en jeux vidéo, que dans la fabrication de dessins animés traditionnels ou en 3D, pour la télé, le grand écran ou directement en DVD, sans compter les créations d’attractions nouvelles dans les Disneyworld d’Europe, d’Asie et d’Amérique. L’expertise de Disney pour faire fructifier ce que le business appelle « IP » (propriété intellectuelle) n’étant plus à démontrer, les synergies envisagées donnent actuellement lieu à toutes les élucubrations dans la profession. Il semble acquis que les petits génies de Pixar auront leur carte à jouer dans l’intégration maison des réfugiés Marvel.

Stan Lee, le papa de Spiderman et nombreux autres personnages, semble satisfait :
« Je ne pouvais pas être plus heureux avec cet accord. C’est un grand changement pour Disney, pour Marvel et pour ma société Pow! Entertainment depuis les premières collaborations avec Disney. De tous les points de vue, cette fusion sera une réussite. »

Déjà les parodies fleurissent sur le net, voir par exemple le blog « It’s not a bad day »
Un petit échantillon ci-dessous :

disneymarvel

disneygetsmarvel







Et combien peuvent rapporter les personnages Marvel ? Le Journal du Net s’interroge, à partir des chiffres en provenance du site américain Box Office Mojo qui répertorie les recettes réalisées par chaque film.

1.) Spiderman, 2,5 milliards de dollars de recettes en 3 films (budget 597 millions $ – studio Sony)
2.) X-Men, 1,5 milliards de dollars de recettes en 4 films (budget 545 millions $ – studio 20th Century Fox –> News Corp)
3.) Les 4 Fantastiques, 620 millions de dollars de recettes en 2 films (budget 230 millions $ – studio 20th Century Fox –> News Corp)
4.) Iron Man, 586 millions de dollars de recettes en 1 film (budget 140 millions $ – studio Paramount –> Viacom Inc), le 2e film prévu en 2010
5.) Hulk, 509 millions de dollars de recettes en 2 films (budget 287 millions $ – studio Universal Pictures –> NBC Universal (80% GE + 20% Vivendi))
6.) Blade, 425 millions de dollars de recettes en 3 films (budget 164 millions $ – studio New Line Cinema –> Time Warner)
7.) Ghost Rider, 229 millions de dollars de recettes en 1 film (budget 110 millions $ – studio Sony)
8.) Daredevil, 179 millions de dollars de recettes en 1 film (budget 78 millions $ – studio 20th Century Fox –> News Corp)
9.) The Punisher, 65 millions de dollars de recettes en 1 film (budget 68 millions $ – studio Lions Gate (canadien, indépendant))
10.) Elektra, 56 millions de dollars de recettes en 1 film (budget 43 millions $ – studio 20th Century Fox –> News Corp)

Depuis le plus ancien (Blade 1) sorti en 1998, on obtient donc pour 19 films étalés sur 12 ans : 6,67 milliards de dollars de recette pour 2,26 milliards d’investissement.
De nombreux contrats courent jusqu’en 2017, mais Disney peut quand même espérer profiter rapidement de cette mane créative.

Et si on s’intéresse aux films d’animation ? L’empire Disney possède Pixar, tandis que Dreamworks reste indépendant et que Blue Sky appartient à la 20th Century Fox depuis 1997. De nombreuses adaptations des personnages Marvel sur ce média peuvent être envisagées.

1.) Shrek 2, 920/150, studio Dreamworks, 2004
2.) Le Monde de Némo, 865 / 94, studio Pixar, 2003
3.) Shrek 3, 799/160, studio Dreamworks, 2007
4.) L’Age de Glace 2, 652/80, studio Blue Sky,  2006
5.) Les Indestructibles, 631/92, studio Pixar, 2004
6.) Ratatouille, 621/150, studio Pixar, 2007
7.) Kung Fu Panda, 577/130, Dreamworks, 2008
8.) Madagascar, 533/75?, Dreamworks, 2005
9.) Monstres & Cie, 525/115, Pixar, 2001
10.) Toy Story 2, 485/90, Pixar, 1999
11.) Shrek, 484/60, Dreamworks, 2001
12.) Cars, 464/120, Pixar, 2006
13.) Happy Feet, 384/100, Animal Logic, 2006
14.) L’Age de Glace, 383/59, Blue Sky, 2002
15.) Gang de requins, 367/75, Dreamworks, 2004

En 10 ans, 8,69 milliards $ de recette pour 1,55 milliards $ d’investissement.
Pour Pixar, 3,59 pour 0,66 milliards. Encore plus rentable que les films.

En tout cas tous les fans attendant impatiemment le résultat de cette fusion.

Publié par : Fabien Thollot | 12 octobre, 2009

Brevet Moonwalk de Michael Jackson ^_^

Repris du blog « Chronique de la PI » de Pierre Breese, voici le brevet de Michael J. Jackson concernant un « procédé et moyens pour créer une illusion anti-gravité ». Ledit brevet est disponible sur Google Patents.

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moonwalk

Et une petite vidéo pour la route (the moonwalk ultime, voir à partir de 0’32 »)

  • 1er réseau « web » : ARPANET est un projet lancé aux US en 1967 par la DARPA, concernant la création d’un réseau informatisé à transfert de paquets ; il fut opérationnel en 1969 la première démonstration officielle date d’octobre 1972.
  • 1er email : le premier courriel fut envoyé en 1971 par le programmateur Ray Tomlimson,  qui transfère 200 lignes de code d’un ordinateur à l’autre via deux boîtes aux lettres électroniques, et fait le choix du caractère arobase « @ » pour distinguer l’utilisateur et l’ordinateur récepteur.
  • 1er spam : le premier pourriel fut une idée du marketeur Gary Thuerk en 1978, envoyé à toutes les adresses Arpanet de la côte ouest des US. Déjà à l’époque le procédé énerva beaucoup, tant en raison de la méthode que de la rapidité des modems…
  • 1er smiley : le message est daté du 19 septembre 1982. « Je propose que la suite de caractères suivante désigne les messages à prendre à la légère : 🙂. Lisez-le de côté.« . Scott Fahlman, chercheur américain spécialisé dans l’intelligence artificielle, venait de donner naissance au smiley informatique.
  • 1er site du « World Wide Web » : En 1989, le physicien Tim Berners-Lee du CERN (European Organization for Nuclear Research) crée un nouveau système d’information reposant sur l’hypertexte, afin de disposer d’un réseau unique sur lequel partager via Internet les connaissances stockées sur les ordinateurs de différents laboratoires. En 1990, il nomme son invention le World Wide Web. Info.cern.ch est l’adresse du premier serveur web et http://info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html celle de la première page.
  • 1er moteur de recherche : Archie naît en 1990 grâce à Alan Emtage, étudiant à l’université McGill de Montréal, c’est alors une sorte de base de données des noms de fichiers publics disponibles sur Internet, offrant la possibilité d’y faire une simple recherche.
  • 1ère image : En 1992, Tim Berners-Lee demande à Silvano de Gennaro, programmeur au CERN, de scanner des photos d’une fête qu’a donné l’organisation et de l’uploader sur le site.
  • 1ere bannière publicitaire : les créateurs de Wired lancent en 1994 le premier webzine commercial, Hotwired, sur lequel ils vendent de la publicité en ligne. AT&T est la première entreprise à communiquer sur ce média, optant pour une approche mystérieuse censée attirer le clic…
  • 1er site porno : sex.com, enregistré en 1994 par Gary Kremen, semble être le premier site pornographique, bien que son créateur nie aujourd’hui avoir eu de coquines intentions en déposant ce nom de domaine. Depuis il se fit frauduleusement voler la paropriété du domaine, gagna le procès, et le revendit finalement pour 12 millions de dollars avant de créer match.com…
  • 1er navigateur commercial : Lancé en 1994, Netscape Navigator sera longtemps plébiscité par les internautes avant l’arrivée d’Internet Explorer à la fin des années 1990.
  • 1er portail de commerce électronique : En 1995, Amazon.com devient le premier portail de commerce électronique à voir le jour, et offre à Internet une nouvelle dimension commerciale.
  • 1er objet vendu sur Ebay : Pierre Omidyar crée eBay en septembre 1995, et y vend aux enchères le premier objet (rien de bien folichon) : un pointeur laser cassé, qui part pour 14$.
  • 1ere offre Internet haut débit en France : en 1999, alors que le bas débit (56 kb/s) règne en maître, Wanadoo (filiale Internet de France Telecom) lance Netissimo à Paris : 512 kb/s de débit théorique, une vitesse jamais vue qui permet enfin d’afficher confortablement les pages Web… et ouvre la voie au partage de fichiers en ligne.
  • 1er service peer-to-peer : en permettant l’échange de fichiers musicaux connu dès 1999, Napster annonce l’avènement du peer-to-peer qui change radicalement l’utilisation du Web mais également le visage de l’industrie de l’audiovisuel. Par ailleurs, la population de la toile passe de 250 millions à 500 millions entre 1999 et 2002.
  • 1ère vidéo postée sur Youtube : YouTube a été créé en février 2005. A l’image, Jawed Karim, un des fondateurs, au zoo de San Diego. Google a racheté la plate-forme en octobre 2006 pour 1,65 milliards de dollars. Désormais dix heures de vidéos sont uploadées chaque minute sur le site.
  • 1ère vidéo sur Dailymotion : Shortv.net a également été créé en février 2005, et renommé Dailymotion en mai de la même année. A l’image, le fondateur Benjamin Bejbaum en pleine introspection (encore une fois, autant pour la légende…). A ce jour, près de 15 millions de vidéos ont été postées sur le site français.
  • 1er tweet : Biz Stone, cofondateur de Twitter, poste le premier tweet de l’Histoire le 21 mars 2006 : « just setting up my twttr ». Wahoo, ça décoiffe… ^_^


En 2009,  le Net représente aujourd’hui une communauté de plus d’un milliard d’utilisateurs à travers le monde entier. Les fournisseurs d’accès offrent notamment des débits de connexions de plus en plus rapides. Mais le changement profond d’Internet de ces dernières années est à mettre au compte de l’expansion des réseaux sociaux tels que MySpace, Facebook, Viadeo, LinkedIn, etc…

Avec la naissance du « Village planétaire« , les conséquences sur notre monde sont multiples :

  • techniques : acroissement de la rapidité des communications et « rétrécissement » du monde.
  • sociologiques : visibilité de tous par chacun
  • économiques : nouvelle division internationale du travail.

Sources :

Publié par : Fabien Thollot | 14 septembre, 2009

L’OEB publie une brochure sur les brevets logiciels

logo_oebL’OEB (Office Européen des Brevets) publie une brochure sur la situation du brevet logiciel en Europe

Ce document intitulé « Des brevets pour les logiciels ?  Droit et pratique européens » apporte un éclairage utile sur un sujet qui suscite depuis longtemps de nombreuses interrogations chez les éditeurs et intégrateurs de logiciels.

Il présente le cadre juridique, ainsi que différents exemples d’inventions brevetables faisant intervenir un logiciel.

La brochure est téléchargeable en utilisant ce lien.

Sources : OEB et CCI

Publié par : Fabien Thollot | 2 septembre, 2009

Guerre économique et brevets – Monsanto VS DuPont

A l’origine, une affaire de brevet entre deux géants mondiaux d’origine US :

  • d’un côté DuPont (de Nemours), créée en 1802, « science-based products and services company » (beaucoup de chimie, matériaux et biotech en fait : parmi ses marques phares on peut trouver Kevlar et Teflon )
  • et de l’autre côté Monsanto, fondée en 1901, dès l’origine fabricant de produits chimiques (associée à l’Agent Orange et au Roundup, et grand méchant planétaire identifié dans la guerre contre les OGM).

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Aux Etats-Unis, on estime que le marché planétaire des OGM pourrait peser 120 milliards de dollars en 2010. Concurrence commerciale et technologique, jusque là l’affrontement est classique.

En mai 2009 Monsanto lance une procédure contre DuPont pour violation de brevet : DuPont aurait illégalement empilé l’un des gènes de Monsanto avec son propre gène pour créer un plant de soja tolérant aux herbicides.

Même si le brevet déposé par DuPont était considéré comme nouveau et inventif, il reste que celui de Monsanto est toujours en vigueur et que l’entreprise peut à raison exercer son droit.

« Perfectionner c’est contrefaire », signifie en PI que même si un brevet peut apporter une amélioration à un brevet plus ancien, les droits antérieurs en question doivent être respectés (brevet –> « droit d’interdire » et non « monopole d’utilisation »).

La raison pour laquelle l’affaire rebondit ce mois d’août 2009, est l’accusation de Monsanto envers son concurrent DuPont d’utiliser « des tiers masqués » pour « attaquer » l’entreprise, et la présenter sous des traits monopolistes qui « peuvent induire en erreur le public et constituent une violation grave de l’éthique des affaires, bien loin d’un comportement honnête de concurrent ».

Le B.A.-BA de la guerre économique, en quelque sorte.

Selon l’adage « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », DuPont soutiendrait financièrement un petit groupe d’agriculteurs baptisé Organization for Competitive Markets, qui s’attaque aux dix années de suprématie du géant Monsanto sur les semences génétiquement modifiées (GM). Voilà en substance ce qui préoccupe les dirigeants de Monsanto, qui a déjà subi quelques revers face aux acteurs de la société civile (voir notamment Biowatch en Afrique du Sud ce mois de juin 2009).

Les ONG sont généralement des adversaires de petite taille en comparaison avec les géants industriels, mais qui peuvent avoir une grande influence sur l’opinion publique et les décideurs politiques.
Affaire à suivre…

BREVETS MONSANTO

Les brevets Monsanto ne sont pas détaillés dans cet article, mais tous ceux qui sont publiés sont accessibles sur EspaceNet en suivant ce lien.

Cependant, Espacenet ne peut afficher simultanément que 500 résultats sur les 47247 résultats trouvés dans la base de données Worldwide (au 19/03/10), avec MONSANTO comme demandeur. Ainsi, il est nécessaire d’affiner la recherche avec la CIB (classement international des brevets).  Attention également, plusieurs résultats peuvent correspondre à 1 unique brevet, déposé et publié dans plusieurs pays.

Si besoin d’un coup de main, n’hésitez pas à demander en laissant un commentaire !

Sources :

Article original 02/09/09, mises à jour 19/03/2010 et 31/03/2010.

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